Les personnes avant les choses

Publié le par Mirelune

Voici un petit texte très intéressant qui, à mon avis, devrait être médité et appliqué...

Bonne lecture !

 

 

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Qu’y a-t-il de plus précieux au monde ? L’être humain.
Qu’y a-t-il de plus méprisé, de plus bafoué, de plus méconnu ? L’être humain.
Pour un morceau de terre, une question d’intérêts, de prestige, on sacrifie au son du clairon des millions d’êtres humains dans les guerres ; et quotidiennement, pour des questions de sous, on soumet des millions d’hommes, de femmes, d’enfants, à toutes les formes, grandes et petites, de l’esclavage.
Là encore, commençons par nous ; sommes-nous sûrs de ne pas faire passer bien des choses avant l’essentiel, avant nos amours ? Quelques mots d’une vieille dame ont été pour moi une révélation :
« Nous étions, mon mari et moi, un très bon ménage. Mais soudain, notre bon ménage est devenu ce mariage délicieux dont La Rochefoucauld prétend qu’il n’existe pas…
« J’avais passé ma journée à écrire à la machine, comme d’habitude, et je tapais encore allégrement, lorsque je m’arrêtai net : mon mari allait rentrer, et je songeai pour la première fois de ma vie qu’à son retour, chaque soir, je lui jetais un distrait « Bonsoir » par-dessus l’épaule ; je ne me levais pour l’embrasser que lorsque j’avais fini ma page et scrupuleusement rangé mes affaires de bureau.
« Je me hâtais, certes, mais j’eus conscience, en un éclair, que j’avais mieux à faire…
« Ce soir là, lorsque j’entendis sa clef dans la serrure, je lâchai mon travail et j’allai au-devant de lui.
« - Quel bonheur ! me dit-il. D’habitude en entrant je ne vois que ton dos, aujourd’hui je vois ton sourire !
«Un courant d’intimité plus tendre se créa immédiatement entre nous, après quarante ans de vie conjugale ! Et je compris qu’une des raisons pour lesquelles la joie ne règne pas entre tant d’époux, dans tant de foyers, c’est tout simplement parce qu’on fait passer les objets avant les personnes ; j’avais fait passer mes papiers, ma machine, avant mon mari… »
C’est vrai. Les petits faits de la vie matérielle priment sur les grandes préoccupations du cœur et de l’esprit. Combien d’enfants sont butés parce que dès que leur mère les aperçoit ce ne sont que reproches pour une veste tachée. Un verre brisé, et voilà un dîner voué aux lamentations ; une petite somme, un bijou perdus, et voilà une soirée vouée aux regrets.
Non, ça n’est pas sérieux. Nous sommes tous capables de maladresses ; laissons courir… Par sot et inutile énervement, ne négligeons pas de vivre l’instant précieux de calme et de confiance où les cœurs s’épanouissent.

 

APPLICATION : faites toujours passer les personnes avant les choses……

 

(M. Auclair)

Publié dans Philosophie de vie

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